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La fille au sac de plumes, mon premier roman contemporain et... auto-édité !

Bonjour,

Je crois qu'il est temps que j'en parle sur ce blog aussi (autre que celui consacré à l'écriture), laissé un peu à l'abandon ces derniers mois. Il faut dire que je n'accepte plus de service presse pour le moment,et que donc les chroniques se font rares, pour la simple et bonne raison que je n'ai plus le temps ! Mais surtout, je lisais par obligation et plus par plaisir, ou alors, je lisais en culpabilisant d'avoir du retard pour des services presses...
Bref, cette décision m'a libérée d'un poids que je n'avais pas vraiment conscience d'avoir sur les épaules.

Il y a plus d'un an, alors que je m'adonnais à une activité sportive avec mon homme (la course Oh la la comme vous êtes !) j'ai eu une idée de roman : Et si (oui mes idées commencent toujours par "et si...) une femme quittait tout pour traverser la France en courant/marchant ?
J'avais mon début, fallait trouver les motivations, les raisons qui auraient poussé mon héroïne à partir ainsi, du jour au lendemain, en laissant tout derrière elle.

Quelques mois plus tard (pendant lesquels j'ai corrigé et me suis occupée de la sortie de Full contact chez City), Vic était là, avec ses blessures, ses douleurs, et son fort caractère. Je l'ai aimée de suite !



Il me fallut quelques mois pour écrire ce nouveau roman. Pendant ce temps, je cherchais une alternative pour mon premier roman publié, Mémoire d'ange, puisqu'il se retrouve sans maison, et l'auto-édition est devenue une évidence.
Plus j'en découvrais sur ce milieu que je ne connaissais pas du tout, et plus je me disais que c'était fait pour moi. Moi qui suis une maniaque du contrôle, j'allais pouvoir tout faire toute seule de A à Z, on allait pas m'imposer une couverture ni changé mon titre (j'ai toujours un peu de mal j'avoue pour Full contact ahah !).

C'est ainsi que je suis tombée sur le concours organisé par Amazon, Les plumes francophones, et que je me suis dit que mon roman qui était quasi prêt, serait parfait pour mettre un premier pied dans l'auto-édition.

Voilà comment La fille au sac de plumes s'est retrouvé parmi plus de 600 participants !



Alors bien sûr, ça ne se fait pas comme ça, il y a un sacré boulot et il faut savoir endosser différentes casquettes avant mais aussi après la sortie du roman. Et on ne se retrouve pas (ou très peu) en librairie comme c'est le cas avec un éditeur, on ne bénéficie pas de ses lecteurs non plus, et quand on débute comme moi, ce n'est pas évident du tout.



Au jour d'aujourd'hui, je suis contente de mon choix, bien que ça soit trop tôt pour dire quoi que ce soit sur les ventes, encore bien timides, mais c'est normal. Une chose est sûre, les premiers retours sont excellents, et ça me met tellement du baume au coeur, et m'encourage à continuer !


Je ne manquerai pas de revenir vers vous pour un futur bilan :)

Une chose est sûre, je suis super excitée par cette nouvelle aventure, je me sens encore plus libre d'écrire qu'avant ! J'ai des tas de projets en tête, et je suis impatiente de les partager avec vous !

Mais vous allez me dire "elle nous pond un article long comme le bras dans lequel elle nous parle d'un roman et elle nous met même pas son résumé !" :p

Allez, le voilà :



Vic, 28 ans, vit en Haute-Savoie, au bord du lac d’Annecy. Un jour, elle voit sa vie basculer lorsque son frère, sa femme et leurs jumelles décèdent tragiquement. Après des mois passés à faire la fête avec des inconnus pour oublier, Vic décide sur un coup de tête de partir pour le seul endroit où elle a été vraiment heureuse dans sa vie.
Le problème, c’est qu’elle n’a ni argent ni voiture pour parcourir les huit-cents kilomètres qui la séparent de Saint-Jean-de-Luz.
Mais quand Vic a quelque chose en tête, elle est prête à tout pour y arriver, y compris partir avec un sac sur le dos et parcourir ces kilomètres à pied.
Pensant s’engager pour un long périple en solitaire, Vic va se rendre compte que sur les routes on peut faire de drôles de rencontres, dont certaines capables de changer une vie, et peut-être même de lui donner un sens.

Plus qu'un road trip, La fille au sac de plumes nous entraîne dans un récit de voyage humain et bouleversant.

Et vous pouvez le commander en ebook au petit prix de 3,99 € ou en broché :)

Prenez soin de vous,
à bientôt,
Michèle

{Chronique} On reconstruit bien les maisons après les ouragans de Fabien Fernandez

Couverture On reconstruit bien les maisons après les ouragans
Auteur : Fabien Fernandez
Genre :Contemporain
Éditions : Pygmalion
Sortie le : 19 septembre2018
Nombre de pages : 230
Prix : 18.00 €
* Pour le commander chez votre libraire
* Pour le commander en ligne

Résumé :

«J'étais las des conseils protecteurs, j'avais besoin d'un peu de danger. J'avais envie de ce pas vers l'inconnu, de faire front avec toi pour nous reconstruire ensemble et pas chacun de notre côté.» Detroit, Michigan. Alexis et Peggy, couple de Français expatriés, commencent tout juste à revivre après un drame... Wallace mise son avenir sur le basket. Mais, lorsqu il est renvoyé de son équipe puis du lycée, il n'a d'autre choix que d'abandonner ses rêves. Dolores, vétérane d'Irak, vit dans la rue. Tout ce qu'elle peut économiser la mène vers un seul but : enregistrer les chansons qu'elle écrit. Quatre destins diamétralement opposés et pourtant si semblables. Que leur réservera cette ville, reflet de leur reconstruction?



Mon avis :

Le titre et la couverture m'ont de suite fait de l'oeil, et le résumé a fini de me convaincre, j'avais très envie de lire ce roman !

Je dois dire que j'ai été emportée dès les premières lignes, je me suis retrouvée dans un tourbillon d'émotions ! On se prend d'affection si vite pour les personnages qu'on a qu'une seule envie, savoir comment ils vont s'en sortir, ce qui va leur arriver. Ces tranches de vie, à des moments clés, et ce lien, parfois infime, entre eux, j'ai vraiment adoré.

Je n'ai pas vu passer ma lecture, c'était fluide et intense. Très intense.
Les quatre personnages que nous suivons n'ont pas eu la vie facile, et chacun y fait face à sa manière : Dolorès en s'excluant de la société, mais déterminée à aller à la rencontre de son rêve, Peggy et Alexis, en repartant de zéro dans un autre pays que le leur après un drame insurmontable, et Wallace, forcé de tourner le dos à son rêve, mais lui aussi déterminé à sortir la tête hors de l'eau.
J'ai aimé leur force, leur courage face à l'adversité. Mais plus que tout, j'ai aimé l'espoir qui se dégage de leur histoire, qu'ils gardent en eux, coûte que coûte. Et leur ténacité. Quand on veut, on peut, quand on travaille pour que les choses changent, quand on fait le maximum pour s'en sortir, pourquoi ça ne fonctionnerait pas ?
Et puis soudain, un petit rien fait tout basculer. On se rend compte que l'équilibre est fragile, que tout peut voler en éclat en un rien de temps, une petite erreur, une seconde d'inattention. Et ensuite ?
Il faut tout reconstruire. Se battre.

J'ai été captivée par l'écriture de Fabien Fernandez, par son habileté à me faire ressentir toutes ces émotions. J'ai été chamboulée plus d'une fois, j'ai pleuré et j'ai souri aussi.
On se rend compte que chaque moment est important, qu'il faut savoir profiter de ce que la vie nous offre, ne pas prendre pour acquis ce que l'on a et chérir chaque instant.

En bref, le destin de quatre héros qui se débattent pour s'en sortir, c'est émouvant et prenant, jusqu'à la dernière page qu'on referme le cœur lourd, mais rempli d'espoir.  


Avec des si et des peut-être de Carène Ponte


Couverture Avec des si et des peut-être
Autrice : Carène Ponte
Genre : Contemporain Feel-good
Éditions : Michel Lafon
Sortie le : 24 mai 2018
Nombre de pages : 375
Prix : 18.95 €
* Pour le commander chez votre libraire
* Pour le commander sur Amazon

Résumé :

Aimeriez-vous savoir quelle serait votre vie si vous aviez fait d’autres choix ?
Prof de français au lycée de Savannah (-sur-Seine), Maxine vit en colocation avec Claudia (et ses crèmes au jus d’herbe fermenté), elle aime Flaubert (ses élèves, Stromae), courir avec ses deux meilleures amies (trois cents mètres) et aller chez le dentiste (sa sœur).
Maxine croit aux signes et aux messages de l’Univers. Pourtant elle ne peut s’empêcher de se demander : « Et si j’étais allée ici plutôt que là, si j’avais fait ceci au lieu de cela, ma vie serait-elle chamboulée ? »
En bonne prof de français, Maxine aime le conditionnel…
Mais à trop réfléchir Avec des si et des peut-être, ne risque-t-on pas d’oublier de vivre au présent ?
Et si la vie décidait de lui réserver un drôle de tour ?



Mon avis :
La lecture parfaite pour l'été !

J'avais beaucoup aimé le précédent roman de l'autrice, alors j'ai plongé dans celui-ci sans hésiter, presque même sans en lire le résumé.
Quel plaisir de retrouver la plume si vrai, drôle et touchante de Carène Ponte !

Nous voilà embarqués dans une nouvelle histoire aux côtés de Maxine, prof de français dans un lycée, qui a bien du mal avec sa vie qu'elle n'assume pas, et dont elle pense ne pas en être satisfaite.
Car Maxine voulait être journaliste radio, avoir sa propre émission, briller à l'antenne, et non voir des élèves souffler à tout va devant les textes classiques qu'elle affectionne tant.
Et si elle ne s'était pas cassé la cheville ? Et si elle avait fait ci, ou bien pris ce chemin ?... 
Ces questions, on se les ai tous posées plein de fois. Qu'aurait été notre vie si nous avions fait tel choix et pas celui-là ?
Maxine va avoir la chance de le vérifier par elle-même au travers d'un drôle de tour, pas si drôle que ça au début. Mais qui pourrait bien tout changer dans la vie de Maxine.

Avec humour et justesse, Carène Ponte nous invite à nous poser la question qui compte, celle des choix dans une vie. Au fil des pages, on découvre, et on comprend, avec Maxine que l'important ne réside pas où l'on croit, mais dans l'acceptation de notre vie, de ce qu'elle est et représente pour nous. Avec les réseaux sociaux de plus en plus présents dans notre quotidien, où tout le monde partage leur vie parfaite et formidable, il est facile de se laisser prendre et de passer à côté de l'essentiel, de revenir même à ce qui compte vraiment.
Une philosophie de vie que je partage complètement. Je ne pouvais qu'aimer ce nouveau roman :)
En plus, l'autrice y a ajouté quelques petites surprises pour ses lecteurs que l'on découvre avec plaisir et un peu de nostalgie aussi.
Et ces notes d'humour en bas de page, quelle joie de les retrouver ! 
 
En bref, une lecture riche en émotion et en sourires, pleine de fraicheur et qui nous invite à nous questionner sur notre vie tout en douceur !


La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose de Diane Ducret

Couverture La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose
Autrice : Diane Ducret
Genre :Contemporain
Éditions : Flammarion
Sortie le : 28 février 2018
Nombre de pages : 271
Prix : 19.90 €
* Pour le commander chez votre libraire
* Pour le commander sur Amazon

Résumé :

La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir. Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qu’il lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie… On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.

Mon avis :

C'est avec ce nouveau roman que je découvre la plume de l'autrice, qui a fait mouche chez moi. J'aime son humour à toute épreuve, sa manière de manier les mots et leur mélodie.
Je vous avoue que je ne m'attendais pas à un récit inspiré de faits réels de la vie de l'autrice. La couverture et le titre, même le résumé, me laissait penser à un roman feel-good et en fait pas du tout. Je doute que sachant cela j'aurais lu ce roman car ce n'est vraiment pas ma tasse de thé, et finalement, ça aurait été dommage de passer à côté de son humour si particulier.

Au début du récit, Enaid se fait plaquer par téléphone, alors qu'elle est à l'étranger. Il lui sort le fameux couplet : ce n'est pas toi, c'est moi, etc. Mais Enaid n'est plus si naïve, elle sait que pour se faire aimer, elle doit d'abord s'aimer. Mais comment s'aimer quand on a grandi sans parents, sans une maman pour vous rassurer chaque soir avec des histoires en vous disant que tout ira bien et qu'elle vous aime? C'est là l'occasion de revenir sur la personne qu'elle est, et comment elle l'est devenue.
Ainsi commence le récit de son histoire.
Recueillie durant sa petite enfance par ses grands-parents, qui pensent lui faire une faveur en l'enfermant et en la tenant très très loin de sa mère, notre héroïne va alors n'avoir de cesse de se chercher, de chercher une mère à l'allure de mirage, et surtout, de se faire aimer.
Portée par une rage, elle va s'y prendre par les pires des manières et va essuyer beaucoup de plâtres.

Cette histoire est drôlement triste, ou tristement drôle. Triste parce que malgré tout ce que va tenter Enaid, rien ne marchera. Elle va même y laisser des plumes, des larmes et du sang.
Drôle, parce que c'est raconté avec humour, même dans les pires moments, et que parfois, on en a bien besoin.

Je me suis laissée prendre et emportée par cette histoire, même si je n'ai pas toujours compris les choix des personnages, ce n'est pas grave, car après tout, on est pas là pour ça. On est là pour voir Enaid se relever, quoi qu'il arrive, pour la voir affronter ses peurs et sa douleur jusqu'à ce que, enfin, elle parvienne à trouver la force pour ce qui compte vraiment : affronter l'abandon de sa maman.
C'est un beau message de résistance et d'optimisme que l'on trouve dans le parcours d'Enaid, une belle victoire sur la vie.


En bref, un roman drôle et touchant sur la force que l'on peut avoir face aux épreuves de la vie, parfois trop cruelle, on passe du rire aux larmes, ému par ce joli roman.





Ma chère soeur de Alf Kjetil Walgermo

Couverture Ma chère soeur
Auteur : Alf Kjetil Walgermo
Genre : Contemporain jeunesse
Éditions : Bayard
Sortie le : 18 avril 2018
Nombre de pages : 192
Prix : 12.90 €
* Pour le commander chez votre libraire
* Pour le commander sur le net

Résumé :

« Si un jour on se retrouve, de l'autre côté, je ne veux pas qu'il y ait de choses à régler entre nous. » Eli Anne a 16 ans et vient de perdre sa soeur, Amalie, d'un an sa cadette. Folle de chagrin, elle se rend régulièrement sur sa page Facebook, qu'elle refuse de supprimer. Un jour, elle se met à lui écrire. En parcourant les statuts et les photos postées par Amalie, Eli Anne revient sur sa relation avec sa soeur. Leur enfance, leur complicité, leurs désaccords, leurs rêves d'adolescentes. Et surtout, leur passion commune pour la musique : Eli Anne joue du piano, Amalie, fan de Patti Smith, chantait dans un groupe. Au fil des messages, Eli Anne ouvre son coeur et avoue à sa soeur ce qu'elle n'a jamais osé lui dire...

Mon avis :

J'ai craqué pour la couverture et le résumé, et ce fut une lecture agréable qui, sur le moment, m'a plu.

Comme ce sont des messages laissés sur la page Facebook de sa soeur décédée, les chapitres, si on peut les appeler ainsi, sont très courts, parfois quelques mots.
Cela donne une belle dynamique au récit, et une impression de légèreté qui nous incite à continuer à lire, c'est bien simple, il se lit d'une traite. Je pense que c'est un bon point/argument pour inciter les plus récalcitrants à la lecture ^^


Et puis, cette part de mystère sur la mort de sa soeur, nous donne aussi très envie de tourner les pages.

Ainsi,Eli, au travers de ses mots pour sa soeur morte, revient sur les derniers mois de la famille, l'évolution des deux ados et de leur relation. Leurs amitiés mais aussi amours, comment la vie les as séparées.

Il y a de très jolis passages, certains très émouvants. Beaucoup de douceur se dégage des lignes, mais aussi de la mélancolie, de la tristesse. Je ne me suis jamais ennuyée, c'est assez court c'est vrai, donc on n'a pas vraiment le temps pour ça, mais je l'ai lu avec beaucoup de plaisir et de tendresse pour cette jeune fille qui ne sait pas comment faire son deuil, comment se faire pardonner et comment accepter.


Bien sûr, le petit moins c'est que, étant relativement court et sous la forme de petits mots laissés sur une page Facebook, on a une impression de survol de l'histoire. Mais c'est aussi ce qui fait le charme de ce roman. C'est différent et ce n'est pas plus mal.

En bref, un roman sous forme de messages, confidences d'une jeune ado pour sa soeur partie trop tôt, trop brutalement. C'est doux et mélancolique à la fois.


A la lumière du petit matin de Agnès Martin-Lugand

Couverture A la lumière du petit matin
Auteur : Agnès Martin-Lugand
Genre : Contemporain
Éditions : Michel lafon
Sortie le : 29 mars 2018
Nombre de pages : 334
Prix : 18.95 €
* Pour le commander chez votre libraire
* Pour le commander sur le net

Résumé :

À l'approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l'âme qu'elle refuse d'affronter. Jusqu'au jour où le destin la fait trébucher... Mais ce coup du sort n'est-il pas l'occasion de raviver la flamme intérieure qu'elle avait laissée s'éteindre ?

Mon avis :

Je n'avais encore jamais eu l'occasion de lire cette autrice, bien que j'en avais très envie depuis le succès de son premier roman. C'est une jolie découverte pour moi, qui me donne envie de lire ses précédents romans, d'ailleurs "Les gens heureux lisent et boivent du café" est déjà dans ma PAL :)

Pourtant, je dois bien reconnaitre que ça avait un peu mal commencé. J'ai eu des difficultés avec le personnage principal, Hortense, ses choix de vie sentimentale, sa quasi soumission à cet homme qui profite clairement d'elle... Cet homme marié, je l'ai trouvé détestable, manipulateur. Il prend ce qu'il veut, et ça, on le comprend dès le début quand Hortense nous raconte leur rencontre. Il n'accepte pas qu'on lui dise non. Je pense que je m'identifiais plus à la femme de cet homme, la mère de ses filles, plutôt qu'à Hortense, et je trouvais ça dégueulasse. Et même si Hortense met du temps à comprendre, le lecteur, lui, n'est pas dupe et voit clair dans le jeu de cet homme. Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai ressenti des émotions !

Bref, cette première partie, je me disais, mais oh la la, ce n'est pas possible, ça va être un peu long quand même.
Heureusement, le style de l'autrice est très agréable et entrainant, et les pages ont défilé rapidement, et l'autrice m'a totalement alpaguée dans son histoire.
Le truc qui va tout changer arrive, et à partir de ce moment, je n'ai plus pu décrocher. Je l'ai englouti en moins de deux, collée fébrilement aux pages pour savoir si Hortense allait avoir le courage de reprendre sa vie en main, de se retrouver, de faire son deuil.
J'ai finalement compris Hortense, sa douleur, son désarroi (mais j'ai toujours détesté cet homme marié !) et j'avais tellement envie que ça se finisse bien. Je crois même avoir oublié de respirer une fois ou deux...
Notre vie est précieuse, elle peut en un rien de temps, d'une simple décision, changer et se briser. L'important, c'est de rester honnête avec soi-même, il est parfois plus facile de se voiler la face, de ne pas faire face.
J'ai refermé ce livre le coeur gros, mais rempli d'amour, de douceur et de bienveillance. Un conseil, si comme moi vous avez un peu de mail au début, n'abandonnez pas ! Je vous le promets, vous ne sera pas déçu !

En bref, malgré un début incertain, j'ai complètement été emportée par cette lecture délicate et touchante et tellement inspirante ! On vibre aux côtés d'Hortense, on saigne avec elle, on aime avec elle, on en oublie même parfois de respirer...

 

La première fois qu'on m'a embrassée, je suis morte de Colleen Oakley

Couverture La première fois qu'on m'a embrassée, je suis morte
Auteur : Colleen Oakley
Genre : Romance
Éditions : Milady
Sortie le : 18 janvier 2018
Nombre de pages : 500
Prix : 18.20 €
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Résumé :

Jubilee Jenkins est allergique au contact humain et se cloître chez elle. Pourtant, à la mort de sa mère, elle doit affronter le monde et se réfugie à la bibliothèque municipale, où elle trouve un travail. Elle y rencontre Eric Keegan, un homme divorcé qui vient de s'installer en ville avec son fils adoptif. Bien qu'Eric ne comprenne pas pourquoi Jubilee le tient à distance, il est sous le charme.
Titre original : Close Enough to Touch (2017)

Mon avis :


Je suis tombée sous le charme de ce roman. Attirée d'abord par le titre et la couverture, le résumé a fini de me convaincre, j'avais très envie de découvrir cette histoire. Je ne lis pas très souvent de romance, ce n'est donc pas ma spécialité, mais je me suis dit que ça changerait de ce qu'on voit passer en général, et j'avais bien raison !
Comme je ne regrette pas de l'avoir lu !
Malgré les 500 pages, il se lit très vite. On ne ressent pas d'impression de lenteur, qu'on avance pas, au contraire, on voit les pages défiler à toute allure. Bien sûr, la taille de la police aide, mais l'histoire et le style de l'autrice y sont pour beaucoup.
 
On suit Jubilee qu'on découvre à un moment crucial de sa vie. Elle vient de perdre sa maman qu'elle n'avait pas vu depuis 9 ans, mais qui subvenait à ses besoins. On découvre sa maladie, comment ça s'est déclaré, et comment elle et sa mère ont géré ça. Très vite, on comprend que la mère a d'une manière démissionné de son rôle, un peu comme si le fait de ne plus pouvoir toucher son enfant lui interdisait tout le reste. Bien sûr, on va se rendre compte, avec Jubilee, que c'est bien plus complexe que ça.
Jubilee m'a plus d'une fois étonnée par sa force de caractère, et sa capacité à rebondir. le plus bluffant est comment elle va vaincre son agoraphobie, sa peur de sortir, pour se trouver un boulot. Assistante de prêt dans une bibliothèque. Elle qui passe son temps un nez dans les livres, c'est le job rêvé !
Et ce boulot va tout changer...

Puis nous suivons Eric. Nous découvrons comment il est devenu le papa d'un petit garçon hors du commun, avec une imagination si débordante qu'elle le met en danger. Ce petit garçon, Aja, il l'aime comme son fils, mais il ne parvient pas à le toucher. Physiquement, l'enfant refuse le contact, et mentalement, Eric ne le comprend pas tout le temps.
Forcément, Eric et Jubilee étaient faits pour se rencontrer. Ils vont chambouler leur monde à un point inimaginable. L'attirance est immédiate. Infranchissable. Dangereuse pour Jubilee. On meurt de savoir comment ça va se finir pour eux. Ils s'entendent si bien, il y a une telle alchimie entre eux, mais voilà, sans se toucher, quel avenir a cette relation ?

L'autre relation forte de cette histoire est entre Jubilee et Aja. L'un refuse le contact, l'autre pourrait en mourir. Ils se comprennent immédiatement. Jubilee, pour Aja, est une sorte de mutante, comme dans les X-Mens, ce comics dans lequel il vit un peu trop. J'ai adoré leurs échanges, parfois atypiques.

J'ai vraiment beaucoup aimé cette histoire, j'ai ri, j'ai pleuré, j'ai ressenti un tas d'émotions. La fin est... je ne sais pas trop. Je suis partagée. Mais c'est ça aussi qui est bien, rien n'est figé, et quelque part, Jubilee, Eric et Aja, continuent leur chemin.

 
En bref, on rit beaucoup, on pleure aussi, on passe par des tas d'émotions en suivant ces personnages qu'on ne peut qu'aimer tant ils sont beaux, intéressants et attachants, en se demandant comment ça va finir !


L'atelier des souvenirs de Anne Idoux-Thivet

Couverture L'atelier des souvenirs
Auteur : Anne Idoux-Thiviet
Genre : Contemporain
Éditions : Michel Lafon 
Sortie le : 18 janvier 2018
Nombre de pages : 344
Prix : 17.95 €
 * Acheter le livre

Résumé :

Alice végète depuis trois ans dans le déprimant état de chômeuse surdiplômée, quand elle a l’idée d’animer des ateliers d’écriture dans des maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Elisabeth, Georges, Lucien… : les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres. Au fil des séances d’écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé tout en complotant pour influer sur l’avenir d’Alice. Un roman sur la solitude et la nostalgie. Sur l’amitié, la tendresse et l’amour, aussi…

Mon avis :
Le pitch, la couverture, le thème... y avait tout réuni pour que je m'intéresse à ce roman. Et comme j'ai eu raison !

Alice est une jeune femme solitaire, renfermée sur elle-même. Elle ne parvient pas à trouver de place dans le job de ses rêves, celui pour lequel elle a fait de longues études. Alors en attendant que cela arrive, elle commence un projet fou : donner des ateliers d'écriture dans des maisons de retraite. Deux répondent présentes, et voilà notre Alice lancée dans une grande aventure !

Car oui, ça, elle va en voir de toutes les couleurs, et nous aussi !

J'ai aimé cette histoire. Que ce soit pour la douceur qui s'en dégage, la bienveillance, mais aussi l'humour et le mystère. Comment ne pas tomber sous le charme de ces petits vieux, même des plus grincheux ?

Ce roman se dévore, déjà parce que le style est fluide, agréable à lire. Mais aussi pour la forme : l'auteure intègre les ateliers d'Alice à la narration, à savoir, nous découvrons les lettres, les récits, les pensées des participants, chaque fois avec un style différent et qui nous entraine direct. Nous voyageons ainsi dans le passé avec leurs souvenirs parfois les plus douloureux, comme en temps de guerre ou la perte d'êtres chers.
Mais cela fait aussi habilement avancer l'histoire ! Et cette histoire, quelle est-elle ? C'est bien simple, nos très chers amis des deux maisons de retraite ont pris idée de trouver un amoureux à Alice en même temps, chacun à leur manière. Ce qui donne des situations très drôles !

On découvre le pouvoir de l'écriture et à quel point elle peut être libératrice pour certain (ce que je ne peut absolument pas contredire ^^) voire, réparatrice. Car tout va passer par là, sous pleins de formes différentes,et ça, j'ai vraiment adoré !

Ce fut une lecture douce et émouvante. J'ai plus d'une fois eu les larmes aux yeux, plus d'une fois rit. Et, je dois dire que j'ai tourné la dernière page avec un gros pincement au coeur, je ne voulais tout simplement pas les quitter.


En bref, un roman touchant qui met du baume au coeur, sur le pouvoir de l'entraide et qui nous montre combien il faut prendre soin des uns des autres, toujours.


Ginny Moon de Benjamin Ludwig

Couverture Ginny Moon
Auteur : Benjamin Ludwig
Traducteur : Eric Moreau
Genre : Contemporaine
Éditions : Harper Collins
Sortie le : 10 mai 2017
Nombre de pages : 432
Prix : 19.90 €
* Commander sur Amazon
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*** Site de l'auteur et de la maison d'éditions



Résumé :

Pour la première fois de sa vie, Ginny Moon a trouvé sa Maison-pour-Toujours – un foyer avec une famille aimante qui saura la protéger et l’entourer. Le foyer dont n’importe quel enfant adopté pourrait rêver. Alors pourquoi cette adolescente de 14 ans cherche-t-elle à tout prix à se faire kidnapper par sa mère biologique, incapable de s’occuper d’elle ? Pourquoi Ginny veut-elle absolument retourner dans cet appartement où elle a failli mourir ? C’est une adolescente comme les autres – elle joue de la flûte, s’entraîne pour le tournoi de basket de l’école et étudie les poèmes de Robert Frost –, à un détail près : elle est autiste. Et certaines choses sont très importantes pour elle : commencer sa journée avec précisément neuf grains de raisin, chanter sur Michael Jackson (son idole), manger de la pizza au bacon et aux oignons et, surtout, retrouver sa mère biologique pour pouvoir s’occuper de sa Poupée, qui court un grand danger. Avec les moyens limités et pourtant redoutables d’une enfant enfermée dans son monde intérieur, Ginny va tout mettre en œuvre pour la sauver.


Mon avis :

Une lecture prenante



Ginny est une toute jeune ado qui souffre d'autisme et c'est elle, avec ses mots et sa façon particulière de penser, qui va nous raconter son histoire. Et cette histoire, on comprend de suite qu'elle n'est pas banale, ni heureuse. Ginny a beaucoup souffert dans son enfance même si l'autisme n'en ai pas la raison, mais tout simplement une mère droguée incapable de s'occuper de son enfant. Jusqu'à ce qu'à l'âge de 9 ans, la police, par un concours de circonstance, débarque chez la mère et la fille et voit dans quel état cette toute jeune enfant se trouve. Dès lors, Ginny va passer de maison d'accueil en maison d'accueil, puis est finalement adopté par ses parents-pour-toujours, comme elle les appelle.
Ce sont des parents aimants, qui s'occupe admirablement bien de Ginny, mais Ginni n'a qu'une aidée en tête, retrouver sa mère biologique pour vivre de nouveau avec elle.
On pourrait croire que cette obsession fait partie de la maladie, mais il n'en ai rien. Ginny sait parfaitement ce qu'elle fait, et le but c'est tout simplement de retrouver sa poupée.

Une histoire angoissante


Ginny est très intelligente et déborde d'ingéniosité pour obtenir ce qu'elle veut. Son esprit est calculateur, elle fonctionne par listes et par objectifs et ne recule devant rien pour arriver à ses fins.

J'ai trouvé cet aspect de la personnalité de Ginny à la fois admirable et effrayant. J'avais toujours cette sensation de bombe à retardement. Surtout quand sa mère-pour-toujours accouche de son bébé. D'ailleurs, c'est comme ça que nous faisons connaissance de Ginny : elle s'entraine à s'occuper d'un faux bébé en prévision de sa petite-soeur-pour-toujours qui va arriver, pour mieux comprendre comment s'en occuper etc. Mais ça ne se passe pas bien du tout, et par mesure de sécurité, Ginny n'a pas le droit de toucher sa petite soeur.
Ce côté de l'histoire ajoute une tension permanente à notre lecture ! On a vraiment la sensation qu'un truc horrible va se produire. Surtout que petit à petit, Ginny nous dévoile des choses de son passé, et là on se dit qu'on va tout droit au drame.


Un récit touchant


Un récit touchant qui nous plonge dans le monde de l'autisme. L'auteur sait de quoi il parle puisqu'il a adopté lui-même une ado autiste. On ne peut pas rester insensible face à Ginny, à ce qu'elle a vécu, et ce qu'elle vit par sa maladie.
C'est émouvant, mais, je dois bien le reconnaitre, un brin inquiétant. Ginny m'a à plusieurs reprises effrayée et agacée. Elle veut quelque chose, peu importe la manière de l'obtenir, elle fera ce qu'il faut pour l'avoir, quitte à mettre le feu etc. Je sais que le côté obsessionnel fait partie de la maladie, mais ça me mettait plus mal à l'aise qu'autre chose. Elle réagit avec violence, mais c'est parce qu'elle ne sait pas comment réagir autrement, elle a toujours vécu comme ça. Et ça peut devenir parfois très violent, comme par exemple quand elle se dispute avec une camarade de classe, et que Ginny ne supporte plus que la gamine la regarde, donc logique, pour qu'elle ne la regarde plus, il faut lui arracher les yeux. C'est ce genre de réaction qui font que ce récit est prenant, car on sent que ça peut disjoncter à tout moment, et on en a le ventre noué, car on s'attache à Ginny, mais ses réactions peuvent être tellement inquiétantes...
Du coup, on ne peut blâmer la réaction de sa mère-pour-toujours quand son bébé vient au monde, et on partage même son angoisse et sa culpabilité ensuite, car Ginny mérite l'amour de parents aimants et bienveillants, comme n'importe quel autre enfant.Mais c'est tellement difficile.
Une lecture qui nous fait nous poser des questions, sur notre façon de voir les autres, nos réactions face à la maladie et la différence des autres, mais, et je suis tellement désolée de dire ça, ça ne donne absolument pas une "image positive" à l'autisme, au contraire, je suis ressortie de cette lecture avec un malaise face à cette maladie, alors que je me doute que l'auteur souhaitait prouver le contraire.


En bref

Une histoire riche en émotions, on tourne les pages avidement, porté par une tension grandissante, mais surtout un fort attachement pour Ginny.





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Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carene Ponte

Couverture Tu as promis que tu vivrais pour moi
Résumé :
Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte.
Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain, l'homme avec lequel elle vit ? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil.
Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que celle qui lui manque tant n’avait pas l'intention de se contenter de paroles en l'air et que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait…

Genre : Contemporaine
Éditeur : Michel Lafon
Sortie le : 1 juin 2017
Prix : 18.95 € ( Pour commander )
Pages : 341

Mon avis :


Une lecture qui m'a transportée dès les premières lignes

 

Je découvre l'auteure avec ce roman, et j'en suis ravie. En ce moment, j'ai une attirance particulière pour ce genre de titre à rallonge, avant même de lire le résumé, j'avais déjà envie de le lire ^^

C'est un roman bourré d'espoir et d'amour, et pourtant, ça commence fort puisque notre Molly enterre sa meilleure amie de toujours, celle qui la comprend mieux que quiconque, et qu'elle a toujours considérée comme sa soeur.
Voilà, dès les premières pages, j'étais émue, et ça a été comme ça tout le long. Mais attention, pas émue dans le sens déprimée, il y a certes des passages tristes, mais le reste surpasse tout.
C'est un beau message que nous livre l'auteure, celui de vivre à fond, de suivre son coeur, ses envies, car il n'est jamais trop tard.
Mais il ne suffit pas de le dire ni même de le vouloir pour le faire. Parfois, un coup de pouce est nécessaire, et ici, c'est tout simplement une promesse faite à sa meilleure amie.
Sous forme de lettres mensuelles, Molly va devoir accomplir des choses que Marie aurait souhaitées faire avant de mourir. Comment refuser ses dernières volontés à sa meilleure amie ?
Molly ne peut pas, et malgré les remarques de certains de ses proches, va honorer sa promesse. C'est le début d'une histoire un peu folle, une histoire pleine d'amour et d'envie, de rêves, mais surtout, une histoire de femmes.
Elles sont présentes tout au long du roman, dans des personnages secondaires haut en couleur et terriblement attachants. Ces femmes et ces filles ont chacune leur histoire, leurs blessures et vont contribuer à soigner le coeur de Molly.


Se réaliser par amour

 

Oui, mais pas n'importe quel amour. Bien sûr, il y a une romance, mais ce n'est pas le vrai sujet du livre. Car Molly, ce n'est pas en tombant amoureuse qu'elle va se révéler, se réaliser, mais en se découvrant elle-même, en osant enfin voir la femme qui est en elle et les envies et les rêves qui la font vibrer. J'ai beaucoup aimé cet aspect du récit.
C'est aussi en acceptant et en aimant toutes ces femmes autour d'elle qu'elle va grandir.
Il y a sa mère américaine qui ne tient pas en place et veut tout organiser, la mère de sa meilleure amie qui doit faire face au deuil le plus terrible dans une vie, son amie qui reste en retrait ne sachant comment remplacer la disparition de Marie.
Au fil des mois et des enveloppes, Molly va rencontrer de nouvelles personnes, formant tout une belle galerie de personnages secondaires qu'on a envie de suivre et de connaitre. 

Malgré les sujets graves abordés, comme le deuil bien sûr, mais aussi le rejet, l'abandon... c'est une lecture fraiche, divertissante et qui gonfle le coeur d'espoir et d'amour.
J'ai pleuré, plus d'une fois, mais pas de tristesse. C'était à chaque fois de belles émotions intenses qui font du bien et qui rendent heureux.

" Une Molly, ça mérite un John..." non mais cette phrase, trop d'émotion à chaque fois ^^

Mention spéciale pour les annotations de bas de page de l'auteure : j'ai adoré ! J'ai rit à chaque fois !



En bref

Une lecture riche en émotions et qui fait du bien au coeur et au moral. On n'a qu'un désir après, c'est de suivre nos envies jusqu'à trouver nous aussi le bonheur.

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Lavage à froid uniquement d'Aurore Py aux éditions de l'AUbe

Résumé :
« Ça part de traviole d'emblée et si je devais me présenter, je ne saurais trop par quel bout prendre ma vie. Aujourd'hui, elle se résume à être mère au foyer. J'ai 37 ans, trois enfants, un bel appartement au centre de Lausanne et bien que ça manque d'originalité, oui, je suis désespérée. Avant cela, j'étais médecin urgentiste. Avant cela encore, je faisais le deuil de ma mère morte trop tôt et de mon père entré dans les ordres. Ah, et j'ai un frère, pas bien stable lui non plus. Un mari, par contre, qui l'est pour nous tous. Mais tout ça, c'est sans compter le cadavre qui vient de s'inviter sur la poussette des twins... »

Tout est dit ou presque : ce roman intelligent et drôlissime vous propose de suivre les (més)aventures d'une jeune trentenaire qui se retrouve nez à nez avec un macchabée en sortant la poussette de ses jumeaux du placard de l'entrée. Parce qu'elle s'ennuie à pleurer, elle décide de se mêler de l'enquête policière et ça donne un roman extrêmement bien écrit, enlevé et malicieux.

Genre : Contemporaine, Humoristique
Éditeur : L'Aube
Sortie le : 3 mars 2016, sortie poche Mai 2017
Prix : 18.50 € ( Pour commander
Pages : 272

Mon avis :

Un roman drôle et percutant !

La vie de maman n'est jamais de tout repos, et l'auteure nous le prouve avec brio et humour ! Quand en plus un cadavre s'invite dans la partie, notre héroïne aura bien du mal à garder la tête hors de l'eau, pour notre plus grand plaisir.

Le style de l'auteur est plaisant, vif et plein d'humour, mais aussi doux. Avec cette petite touche qui personnellement m'a bien plu, des mots anglais glissés de temps en temps. Et des notes en bas de pages souvent hilarantes ! Une écriture moderne et plaisante qui m'a séduite dès le début.
Le ton est si drôle, je me suis retrouvée dans Julia, tellement que parfois, il m'arrivait de poser le livre pour remercier l'auteur par la pensée de mettre sur papier ce que nous vivons, en me disant, mais oui quoi ! c'est tellement ça !
Les personnages sont attachants, et construits avec beaucoup de réalisme, comme s'ils existaient vraiment. Petite préférence pour le commissaire, et les échanges (trop peu à mon goût) entre lui et Julia. A quand un thriller avec une enquête menée par ces deux-là ? Parce que moi, je valide direct !
J'ai trouvé l'idée du titre avec les différentes parties en lien avec les cycles de lavage excellente ! Il fallait y penser.

En bref, une lecture sans prise de tête et vers laquelle on a envie de revenir, des personnages attachants embarqués dans une histoire qui part en vrille, un style moderne et plaisant, à lire sans hésiter !


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