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Mange tes morts de Jack Heath

Couverture Mange tes morts
Auteur : Jack Heath
Traducteur : Charles Bonnot
Genre : Thriller
Éditions : Super 8
Sortie le : 22 mars 2018
Nombre de pages : 400
Prix : 19.00 €
* Pour le commander chez votre libraire
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Résumé :

Cameron Hall, 14 ans. Disparu en rentrant de l’école ; rançon exigée. L’horloge tourne, la police est impuissante : c’est une mission pour Timothy Blake. Timothy (nom de code « le pendu ») a un don. Il lit dans l’esprit des gens. Comprend tout avant tout le monde. Résout les énigmes les plus ardues. Le genre à s’ennuyer avec un Rubik’s Cube ou à connaître votre numéro de sécurité sociale par cœur. Mais Timothy a aussi un problème. Pas le fait d’être pauvre, non. Pas le fait d’être affublé d’un coturne toxicomane et parano prénommé Johnson. Un vrai problème, un problème, disons, comportemental. Qui fait que même le FBI répugne à travailler avec lui. Une vie sauvée, une récompense : ainsi fonctionne Timothy. Mais cette fois, et malgré l’appui de l’agent spécial Reese Thistle, il se pourrait que notre sympathique génie psychopathe ait trouvé à qui parler.

Mon avis :

Lorsque j'ai vu ce nouveau roman publié chez Super 8 éditions, je ne pouvais pas passer à côté. Rien que le titre me faisait envie !
Ce thriller est particulier, avec un héros particulier qui a un penchant particulier. Vous voyez le genre ?
J'adore ce genre de thriller où le héros n'est pas tout blanc (et là on peut dire que c'est assez horrible comme penchant) mais qu'on aime malgré tout, ce genre de thriller qui sort des sentiers battus, qui nous alpague par son originalité !

Timothy, on ne peut que avoir de l'empathie pour lui. Lorsque ses souvenirs d'enfance refont surface et qu'il nous raconte ainsi son parcours, les foyers, la rue, la faim omniprésente au point de se nourrir de rat pour survivre, on le comprend et on a de la peine pour lui. On en arrive presque à l'excuser. C'est fou et c'est super bien fait, mais au bout d'un moment, lorsque Timothy a faim, on a envie qu'il trouve à manger, peu importe si c'est une cuisse humaine... Parce que il nous l'explique si bien, que ça nous parait normal.
Il faut dire qu'il est particulièrement attachant, et surtout, doué dans sa collaboration avec le FBI. Il est un peu comme ces créatures qu'on peut croiser dans les romans fantastiques, comme ces personnages vampiriques qu'on adore idolâtrer malgré la façon dont ils se nourrissent.
Sauf que là, on est pas du tout dans un univers fantastique, on est en plein coeur d'une affaire de disparition d'ado menée par le FBI. Et la manière dont se nourrit Timothy n'a absolument rien de romantique comme dans les livres de vampire. C'est cru, sanglant, brutal, horrible et indigeste. Il faut avoir le cœur bien accroché, au moins, vous ne pourrez pas dire qu'on ne vous aura pas prévenu ^^

Ce que j'ai aimé plus que tout, c'est de quelle manière l'auteur parvient à nous faire voir au delà du monstre, qui se trouve être un homme très intelligent, avec des facultés d'observation, de mémoire et de déduction hors normes.
Et puis Timothy ne va reculer devant rien pour mener à bien son enquête, déjà car sa collaboration avec le FBI n'a rien d'officielle, mais surtout car il a faim. Et s'il veut le condamné à mort (scènes horribles mais drôles à la fois, c'est fou comme l'auteur arrive à nous embarquer dans son délire !) qu'on lui a promis, et donc pouvoir manger, il doit retrouver le gamin disparu. C'est sûr, on ne s'ennuie jamais avec Timothy Blake. Et on le suivrait n'importe où !

Sans mauvais jeu de mot, j'ai dévoré ce roman comme un petit bonbon (au bon goût de viande, ce qui, pour une végétarienne...) qui se déguste avec envie et tellement de plaisir. J'ai adoré !
Avec une énorme mention spéciale pour les énigmes en début de chapitre, trop trop bien ! On se laisse prendre au jeu, on réfléchit, on se casse la tête pendant de longues minutes, et quand on a la bonne réponse (à retrouver à la fin de l'ouvrage, attention ! on ne triche pas ^^), on est super fier de nous :)


En bref, un thriller décapant avec un héros sanglant, attachant et tellement original ! C'est haletant et enivrant du début à la fin. Vous devez absolument faire la connaissance de Timothy Blake, à moins, bien sûr, que vous ayez l'estomac fragile, et si c'est le cas, je suis bien désolée pour vous !




Maudits soient-ils de Courtney Alameda

Couverture Maudits soient-ils
Auteur : Courtney Alameda
Genre : Fantastique
Éditions : Milan
Sortie le : 4 octobre 2017
Nombre de pages : 410
Prix : 16.90 €
* Pour le commander chez votre libraire
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Résumé :

Malicia Helsing est la descendante d'Abraham Van Helsing, le célèbre chasseur de monstres (créé par Bram Stoker dans son roman "Dracula"). Cet héritage génétique fait d'elle une tétrachromate : elle a le don de voir l'aura des morts. Armée de son appareil photo, elle capture l'essence des démons qui s'attaquent régulièrement à San Francisco. Jusqu'au jour où l'horreur s'abat sur elle. Un démon, qui semble en savoir long sur la famille Helsing, jette sur Malicia et ses trois meilleurs amis, spécialistes comme elle en exorcisme, une malédiction qui les tuera en sept jours. Dès lors commence un terrible contre-la-montre... Chaque jour, une chaîne grandit sous leur peau, menaçant de rompre leurs organes pour finir par les étrangler. Et ce n'est pas tout : son propre père, directeur de l'académie Helsing, la pourchasse, craignant que cette malédiction contamine tous les habitants de la ville. Pour sa survie, Malicia n'a d'autre choix que de combattre la créature la plus puissante qu'elle ait jamais rencontrée.

Mon avis :

Maudits soient-ils, le titre pourrait faire référence aux démons ou spectres en tout genre que notre héroïne combat chaque jour avec son équipe, mais également à ces jeunes héros.
Ils sont les descendants des plus célèbres chasseurs de monstres, rien que ça, j'ai adoré l'idée ! Mais plus que tout, ce qui est hyper original, c'est que pour une fois, nos héros évoluent dans un monde surnaturel connu de tous. Ainsi, étant les descendants de ces si célèbres familles, ils sont un peu sous les feux des projecteurs. Leurs faits et gestes, leurs amours aussi, étudiés à la loupe.
Car le monde dans lequel Malicia a grandi est dur, violent et injuste. Et sa vie professionnelle et maritale est déjà toute tracée, pour conserver la grandeur de la famille. Dans ce monde, on obéit à des règles dures pour la survit de chacun.
Aussi, quand Malicia et ses amis se retrouvent pris dans une malédiction, enchainés, ils n'ont d'autres solution que de fuir pour se sauver eux-mêmes. Une course poursuite commence, et c'est plutôt bien fait avec les heures au début des chapitres qui sonnent comme un rappel du temps qu'il leur reste à vivre.

J'ai vraiment adoré l'univers, les démons, la façon dont l'autrice ne recule devant rien, elle malmène ses personnages, et par la même occasion ses lecteurs ! C'est palpitant, passionnant, plein de danger et de scènes dégoutantes (gniark gniark je me suis régalée ^^).
J'ai également beaucoup aimé ce groupe si sympathique et parfois drôle à suivre. Leurs échangent, leur relation, leur loyauté... c'était vraiment bien !

Seul point négatif pour moi et qui a parfois alourdit ma lecture, ce sont les descriptions de tout ce qui concerne la photo, parfois de façon très poussée avec un vocabulaire auquel je ne suis pas habituée. C'est en effet avec l'aide d'appareils photos que Malicia combat les démons. Je serais bien incapable de vous expliquer comment ça marche ^^ Mais ça fonctionne. Mais du coup, ces parties là, souvent en plein milieu d'un combat, je les ai trouvées vraiment trop longues...
Heureusement, ce n'est qu'un petit point et peut-être que si vous êtes passionné de photo, cela vous parlera plus qu'à moi.
Quoi qu'il en soit, le récit est palpitant, un vrai page-turner qu'on ne peut reposer. Le danger est si présent, les incertitudes, les injustices, font qu'on est vraiment pris dans l'histoire. Et puis il y a aussi cette petite romance interdite qui va bien :) Et que dire de la fin ? Tellement prenante !

Mention spéciale pour la couverture, avec une magnifique illustration de Guillaume Morellec, qui a également faite celle pour Autopsie, Grisha ou encore Emmurées chez Pageturners.

En bref, un roman sombre et passionnant qu'on a du mal à lâcher ! Les personnages sont géniaux, c'est intense et addictif !




The Walking Dead tome 5 : L'Ere du prédicateur de Robert Kirkman et Jay Bonansinga

Couverture The Walking Dead (roman), tome 5 : L'Ere du prédicateur


Résumé :
 
Woodbury renaît peu à peu après la chute du Gouverneur, le tyrannique Philip Blake, et Lilly Caul est devenue, un peu malgré elle, la chef de file des survivants. La ville tente de se reconstruire, mais une horde de zombies approche. Ils sont des centaines, des milliers peut-être. Lilly et les habitants assiégés unissent leurs forces à une mystérieuse secte religieuse menée par un énigmatique prédicateur, Jeremiah. Parviendront-ils à se défendre ?

Genre : Horreur
Éditeur : Le livre de poche
Sortie le : 16 septembre 2015
Prix : 8.10 € ( Pour commander)
Pages : 346




Mon avis :
C'est inutile, je pense, de préciser que je suis fan de l'univers The Walking Dead, non ?
C'est donc sans la moindre hésitation que je me suis lancée dans la lecture de ce 5ème tome, je crois d'ailleurs qu'il est très rare pour moi de suivre autant une série et/ou d'avoir été si loin dans les tomes. Peut-être La confrérie de la dague noire, où je me suis arrêtée au tome 6 si je me souviens bien.

Dans ce nouveau tome, nous retrouvons nos héros après la chute du Gouverneur. Comment se reconstruire, se remettre d'une telle épreuve, des pertes des êtres chers, comment surpasser tout ça pour rebâtir la ville... C'est ce que nous allons voir pendant un bon moment en fait. Le fameux prédicateur n'arrive que très tard dans le récit, malheureusement, quant à la horde de zombies, elle se fait vite oublier.

J'ai moyennement aimé ce tome, car pendant plus de la moitié du roman, il ne se passe pas grand chose, il y a comme une impression de flottement. Il y a bien un ou deux trucs marquants, grâce à l'arrivée d'une nouvelle famille, qui apporte une certaine tension, mais ce qu'on attend, et qu'on nous promet dans le résumé et le titre, se fait un peu trop désirer, et du coup, quand c'est enfin là, c'est bien trop court.

Dommage, car à partir de ce moment, ça devient encore plus intéressant et haletant, et j'aurais vraiment souhaité que ça dure plus longtemps, car la dernière partie est géniale, j'ai retrouvé tout ce que j'aimais.

Heureusement, le personnage de Lily, bien que moins fouillé que d'habitude, est toujours aussi attachant. La voilà avec une énorme responsabilité sur les bras, quelque chose dont elle se sent incapable, alors que tout prouve le contraire, mais surtout dont elle ne voulait absolument pas. Elle va d'ailleurs bien trop vite s'en débarrasser à mon goût, mais ça aura au moins eu le mérite de faire avancer l'histoire.

J'espère que ce n'était qu'une simple petite erreur de parcourt et que le tome 6 sera plus passionnant, mais d'après la fin de ce tome, ça semble bien partie :)

En bref, un tome en dessous des autres, mais toujours un plaisir de retrouver l'univers The Walking Dead. 

In Vitro de Paul Mannering

Couverture In Vitro
Résumé :
Il y a 10 ans, l'humanité a perdu la bataille de la survie. Désormais, des zombies intelligents règnent sur le monde. Pour les nourrir et ainsi assurer leur survie, les derniers humains ont créés des clones. Un homme erre à travers le désert Australien, dans une ultime tentative de sauver les derniers survivants et d'éradiquer la menace zombie. Il a pour unique compagne une jeune fille nommée Elle et c'est un clone...
Genre : Horreur
Éditeur : Panini books
Sortie le : 14 octobre 2015
Prix : 14 € ( Pour commander)
Pages : 378
Ma note :
4%2F5

Mon avis :
Les zombies, moi, j'adore ça, aussi je n'ai pas hésité un seul instant quand ce nouveau titre de Panini Books a été proposé lors de la Masse Critique de Babélio, et comme j'ai eu raison ! Merci à Babélio pour leur confiance sans cesse renouvelée :)

Je dois dire que le début fut un peu laborieux. J'étais en pleine panne de lecture, vous savez ce que c'est, il y a des périodes comme ça, et avec les évènements... bref, la lecture c'était pas du tout à l'ordre du jour, mais je m'étais engagée à le lire, et je suis bien contente car ça m'a permis de renouer avec la lecture, et aussi de découvrir un super roman divertissant !

Le résumé est un peu trompeur sur le personnage principal. On s'attend à un mec prêt à tout pour sauver le monde, un vrai héros, et en fait pas du tout. Car s'il a réussi à survivre tout au long de ces années d'apocalypse, c'est pour la simple et bonne raison qu'il ne se soucie que de lui-même. Il n'hésite pas à prendre ce dont il a besoin pour survivre, même si pour cela il doit marcher sur les autres. S'il se retrouve mêlé à cette histoire ce n'est finalement que pour se payer son prochain repas au départ, et les évènements vont l'entrainer bien au delà de ce à quoi il s'attendait.
Donc le début est un peu difficile, on ne s'attache pas spécialement à lui, mais ce que l'auteur nous propose concernant les zombies nous donne envie d'aller plus loin. D'ailleurs, ici, on ne les appelle pas zombies, mais Evols ou sauvage. Leur particularité ? quand les evols se nourrissent de chair fraiche, surtout la tête et ce qu'elle contient de plus savoureux, ils parviennent à avoir une certaine lucidité, allant jusqu'à pouvoir échanger quelques mots. Cela m'a un peu fait penser à un autre roman, Vivants d'Isaac Marion, que j'avais adoré. Mais la comparaison s'arrête là ^^

Le récit devient vraiment intéressant quand notre héros se voit chargé de la sécurité d'une jeune femme un peu particulière. Lui qui ne s'est toujours qu'occupé de lui-même, qui bannissait tout rapprochement émotionnel, il se retrouve à devoir jouer plusieurs rôles pour cette jeune femme qu'il nommera Elle. Celui de protecteur, de professeur, parfois de père, d'ami... Elle a tout à apprendre dans ce monde effrayant.
Commence une sorte de quête pour sauver le monde, un long voyage qui entrainera nos deux héros au travers de l'Australie, un périple qui les fera chacun grandir et évoluer.

J'ai adoré Elle. Voir son évolution, son apprentissage, c'était super intéressant. J'ai aussi beaucoup ri devant sa vulgarité enthousiaste, ses raisonnements candides. Je l'ai trouvé fascinante par bien des côtés, et très attachante. Elle a de la répartie et sait y faire avec les zombies ^^ Et finalement, à ses côtés, notre héros va lui aussi grandir, sa vision du monde va changer, et même s'il garde des petits côtés du héros antipathique auquel on a envie de foutre des baffes, on apprend à l'aimer, au point de s'attacher à lui aussi.

J'ai passé un super moment avec ce roman, c'est gore comme j'aime, parfois complètement barré, ça castagne dans tous les sens, avec des zombies bien dégueulasses à chaque coin de rue, des morts presque à chaque page. On ne s'ennuie jamais. Il y a un tas de personnages secondaires que nos héros vont rencontrer pendant leur voyage, apportant une sorte de renouvellement. La lassitude ne s'installe jamais. J'ai tourné la dernière page avec un petit pincement au coeur, même si j'ai trouvé la fin un peu loufoque ^^

En bref, un roman zombies qui change, que ce soit pour le lieu (Australie) ou la vision zombiesque de l'auteur, et surtout nos deux héros aussi barré et attachant l'un que l'autre, un roman divertissant à souhait !


Les Revenants, tome 1 de Seth Patrick

Couverture Les Revenants, tome 1
Résumé :
Dans une petite ville française de montagne dominée par un immense barrage, les habitants abasourdis voient des membres disparus de leur famille revenir à la vie : le même jour, des personnes de tous âges parfois décédées depuis des années, reprennent le cours de leur existence sans aucun souvenir de leur mort. Camille, 13 ans, tuée dans un accident de bus scolaire, Simon, qui s'était suicidé avant son mariage, Victor, un petit garçon mystérieux que personne ne semble reconnaître ...
Alors que chacun tente d'accepter l'impossible, des phénomènes étranges se produisent dans la ville et des meurtres sanglants, semblables à une série d'assassinats perpétrés dans la région sept ans plus tôt, terrifient la population.
Comment les habitants vont-ils faire face à cet incroyable phénomène qui suscite à la fois la joie, l'effroi et la jalousie ? Pourquoi ces revenants apparaissent-ils du jour au lendemain sans raison ? Et pourquoi eux en particulier ?
Genre : Thriller
Éditeur : Michel Lafon
Sortie le : 27 août 2015
Prix : 18.95 € ( Pour commander)
Pages : 412
Ma note :
4%2F5

Mon avis :
J'ai vu la série tv de canal plus, comme beaucoup, et adoré l'ambiance si particulière qui s'en dégageait. Une ambiance qu'on retrouve 3 ans après dans ce roman qui reprend la première saison.
Un roman que j'ai dégusté, même si j'avais encore assez bien en mémoire la série tv. J'ai aimé retrouvé les personnages, et connaitre leurs peurs, leurs espoirs et leurs pensées les plus intimes. Certains points se sont ainsi éclaircis, et d'autres approfondis. J'ai même parfois ressenti une sorte de nostalgie.

J'ai lu et complètement adoré le roman Treize de Seth Patrick, et je dirais que c'est le seul point un peu négatif finalement, car je m'attendais à retrouver son style qui m'avait tant plu, mais ce ne fut pas le cas. Malgré cette très légère déception et qui n'engage que moi, j'ai vraiment pris plaisir à lire ce roman.

On retrouve une ambiance glauque, dangereuse et tendue à la française. Il n'y rien de bien bourrin comme on aime dans les bouquins du genre zombies, le thème est ici traité d'une toute autre façon, mais qui fonctionne et qui serait même bien plus effrayante que l'autre. Car ici, on ne sait pas à quoi s'attendre, et très vite on se met à la place des personnages. Quelle serait notre réaction ? Aurions-nous peur, verrions-nous dans cet incroyable événement un acte de Dieu ? En plus de la peur que cela apporte, il y a toutes ces questions qui s'imposent à nous et qui perturbent.
Le côté psychologique m'a beaucoup plu. Mais plus que tout, c'est cette noirceur, cette ambiance ténébreuse qui suinte à travers les lignes, qui semble petit à petit recouvrir cette petite ville de montagne et ses habitants. C'est effrayant, ça fait froid dans le dos, c'est angoissant. Et quand en plus il se passe des choses qu'on nous dévoile à peine, des sous-entendus qui titillent notre imagination, implantant en nous comme un malaise, le tout entre-coupé de moments bien sanglants et dérangeants... Bref, j'ai adoré du début à la fin !

Côté personnages, il y en a beaucoup, mais on s'attache très vite à eux, on ne se sent pas perdu, au contraire. Ils apportent tous quelque chose au récit, que ce soit des moments de repos, de calme, ou d'autres plus inquiétants. Et grâce à eux, on sait tout, en voit tout, qu'on soit du côté de la famille, de la police ou des revenants, on ne rate rien de l'intrigue. Les chapitres très courts s'enchainent ainsi rapidement, on veut toujours en savoir plus, avoir des réponses, et surtout, frissonner encore ! 

En bref, un roman sombre et passionnant, ceux qui n'ont pas vu la série tv découvriront une histoire angoissante à souhait, avec cette élégance française, et les autres, retrouveront avec plaisir et nostalgie les personnages et leur plus intimes pensées.


In My Mailbox #141



In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie, et repris par le site Lire ou Mourir, suite à l'arrêt du blog de Lilie, chez qui sont regroupés tous les participants. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.



Couverture Orange Is the New Black Piper Kerman est une jeune femme comme tant d'autres : elle a un emploi, un compagnon, une famille aimante. Elle est très loin de la jeune casse-cou qui avait livré une valise d'argent pour un trafiquant de drogues dix ans plus tôt. Mais le passé l'a rattrapée. Condamnée à quinze mois d'incarcération dans une prison pour femmes du Connecticut, la jeune cadre dynamique de bonne famille devient le matricule 11187-424. Le choc est brutal. De sa première fouille corporelle à sa libération, Piper Kerman apprend à naviguer dans cet étrange univers aux codes absurdes et aux lois arbitraires. Elle rencontre des femmes issues de tous les milieux, qui la surprennent par leur générosité, leur humour et leur ouverture d'esprit. Déchirant, drôle et parfois rageant, le récit de Piper Kerman nous offre un témoignage rare et précieux sur le quotidien des détenues américaines. Car c'est en grande partie pour elles que Piper a écrit ce livre : pour témoigner au nom de toutes celles qui n'ont pas la possibilité de s'exprimer.
Couverture NémésisSue et John Hacket ont vu l’horreur absolue quand ils ont retrouvé chez eux leur petite fille sauvagement assassinée. Pour ne pas sombrer dans la folie et tenter de sauver ce qui reste de leur mariage, ils déménagent et partent s’installer dans la petite ville de Hinkston. Or, autrefois paisible, cette bourgade est aujourd’hui déchirée par une série de meurtres aussi atroces qu’inexpliqués. C’est qu’elle abrite un terrible secret, vieux de cinquante ans, un secret aux conséquences si épouvantables qu’il était censé avoir été étouffé à jamais pendant la guerre. Mais ce ne fut pas le cas, et Sue Hacket, encore fragilisée par ce qu’elle a traversé, risque bien d’en faire l’horrible expérience…
Joe Oakes est journaliste et gagne sa vie en démystifiant les prétendus phénomènes paranormaux. En débarquant sur Pig Island, îlot perdu au large de l'Ecosse, il est fermement décidé à vérifier si la trentaine d'allumés qui y vivent en vase clos vénèrent le diable comme les en accusent les gens de la côte. Et, surtout, il veut tordre le cou au mythe du monstre qui aurait élu domicile sur l'île, une mystérieuse créature filmée deux ans plus tôt par un touriste à moitié ivre. Mais rien, strictement rien ne se passe comme prévu. Joe est confronté à des événements si atroces qu'ils bouleversent à jamais son idée de la peur et du mal...

Bird Box de Josh Malerman

Couverture Bird Box
Résumé :
Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.
Genre : Thriller/Horreur/Science fiction
Éditeur : Calmann-Lévy
Sortie le : 17 septembre 2014
Prix : 20.90 € ( Pour commander)
Pages : 372
Ma note :
5%2F5
 

Mon avis :

  Ce livre, j'ai voulu le lire dès que je l'ai vu. J'en profite pour remercier encore une fois Cajou, qui, grâce à un concours sur son blog, m'a permis de le découvrir. Une lecture telle que je l'imaginais, une lecture intense, un coup de coeur, que je partage avec ma binomette Ferilou.

Ce livre est terrifiant. Une angoisse nous étreint dès le début et ne nous quitte plus. Une angoisse qui nous rend presque paranoïaque, on se surprend à sonder les zones d'ombre qui nous entoure, avec une insistance et une tension, avec ce petit doute dans la tête. Ce livre fait partie des bouquins les plus flippants, perturbants, dérangeants que j'ai lus.

C'est Malorie qui nous raconte son histoire à la 3ème personne, ce qui nous confère une sorte de retrait, d'éloignement à tout ça, juste assez pour qu'on conserve notre conscience pendant la lecture, et que des questions effrayantes s'y installent.
Malorie est enceinte quand tout commence. Des incidents tragiques isolés au quatre coins du monde, mais qui au fil des jours deviennent de plus en plus nombreux. Quelque chose force les gens à se tuer, à tuer même parfois leur proche avant de se suicider, souvent avec les moyens du bord et dicté par une folie animale. Ce qui donne des scénarios, des scènes horribles, inimaginables.

L'histoire nous est racontée en deux temps. Il y a la Malorie d'aujourd'hui, celle qui se retrouve avec 2 enfants de 4 ans, des enfants qui n'ont jamais rien vu d'autre que l'intérieur de leur maison. Celle qui trouve enfin le courage de quitter ce semblant de foyer et de protection contre l'extérieur, pour quelque chose de meilleur, une promesse d'un endroit plus sûr. C'est cette Malorie là qui va, pendant ce périple des plus dangereux et impensables les yeux fermés, se souvenir comment elle est arrivée là et ce qu'elle a dû faire pour survivre.
On a donc un récit en deux temps, l'un qui se passe aujourd'hui et l'autre qui revient sur le passé et ses évènements.

Je ne vais rien dévoiler en disant cela puisque c'est écrit dans la 4ème de couverture, mais ce qui rend cette histoire terrifiante, c'est qu'on ne va jamais voir les créatures responsable de cette apocalypse.
Ne rien voir est pire. On les sent, on les devine, on les imagine et notre imagination, tout comme celle des personnages, est à son paroxysme. Cela donne des moments d'angoisse très forts, apporte une tension constante au récit, un sentiment de danger qui ne nous quitte jamais. Certaines scènes nous donnent froid dans le dos, nous empêchent presque de respirer.

Et bien sûr, les créatures ne sont pas les seuls danger pour l'homme. Les hommes, comme toujours, se comportent n'importe comment, quoi que ici, il y a finalement assez peu d'interaction puisque dehors on ne peut pas ouvrir les yeux, donc on ne sort pas, ou le minimum vital. Mais il y a aussi les animaux, et l'auteur leur offre une place toute particulière, amplifiant ce sentiment de malaise qui nous étreint du début à la fin.

Malorie, qui ne se sentait pas la force d'avoir un enfant, va se révéler étonnante. Comment éduquer des enfants dans ce monde ? Comment apprendre à des bébés à garder les yeux fermés ? Comment trouver la force de les élever dans ce monde tout en sachant qu'il n'en reste plus rien ?

Je vais m'arrêter là et vous inviter tout simplement à le lire, car ça en vaut vraiment la peine. Découvrir comment les gens s'organisent pour survivre, mais surtout comment Malorie va survivre. Ce serait vous gâcher le truc que de trop vous en parler.

En bref, un coup de coeur pour ce roman qui est effrayant par bien des côtés. On se sent comme enfermé, nous aussi, dans cette cage à oiseau, se demandant ce qui nous attend à l'extérieur, et si ce n'est tout simplement pas une autre cage. C'est intense à lire, parfois perturbant, souvent angoissant, ça nous oblige à garder les yeux ouverts jusqu'à la dernière page où l'intensité est à son maximum.


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Chambre 507 de J. C. Hutchins et Jordan Weisman

Couverture Chambre 507
Résumé :
Construit en 1875 à New York dans les profondeurs d’une ancienne mine de grès, l’hôpital Brinkvale renferme les criminels les plus extrêmes : trop dangereux pour l’asile, trop déséquilibrés pour la prison. C’est là que Zachary Talylor, thérapeute, doit analyser la personnalité de Martin Grace, afin de déterminer si celui-ci est suffisamment sain d'esprit pour répondre pénalement des crimes dont on l’accuse. Soupçonné de douze homicides, Grace a annoncé à chaque fois aux victimes leur mort imminente. Et les meurtres ont cessé deux ans plus tôt, lorsqu’il est devenu aveugle. Mais l’affaire est délicate, Grace disposant d’un alibi solide pour chacun des meurtres. Dans la chambre 507 de l’hôpital Brinkvale, l’interrogatoire prend peu à peu l’allure d’un jeu aussi dangereux que passionnant ou un esprit hanté, en proie à des visions prémonitoires, comme il veut le faire croire ? Et surtout, pourquoi sait-il tant de choses sur la vie privée de Zachary ? Est-il vraiment là par hasard ?
Genre : Thriller Horreur
Éditeur : Super 8 éditions
Sortie le : 21 août 2014
Prix : 20.00 € ( Pour commander)
Pages : 416
Ma note :
5%2F5
 

Mon avis :

Les avis sur ce roman sont assez mitigés, du peu que j'ai pu voir en survolant rapidement sur Goodreads les notes. Et je ne comprends pas pourquoi. J'ai accroché immédiatement avec le style des auteurs, avec le héro, les personnages secondaires, et j'ai été complètement emportée dans l'histoire à en rêver la nuit ! Vous l'aurez compris, c'est un coup de coeur encore une fois pour une publication Super 8 éditions, décidément, je suis archi fan ! Et en plus, une lecture partagée avec ma binôme, la seule et l'unique Férilou, le top quoi !




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Le style est super agréable à lire, entrainant et pas barbant du tout. On est dans la tête du héro et on se laisse porter par ses mots, par son humour et son sens de la répartie.
On découvre son lieu de travail et là je dois dire que je suis archi fan de ce genre d'endroit complètement glauque, un hôpital psychiatrique en sous-sol, avec des histoires flippantes, des histoires de fantômes etc. Déjà le lieu me plaisait d'entrée. 
Nous rencontrons les collègues de Zachary, Z pour les intimes, sa famille, et je suis encore une fois charmée. Les personnages sont tous super intéressants, chacun ayant sa particularité pour le rendre inoubliable, le rendre réel et attachant à nos yeux. Que ce soit la collègue de nuit, ou bien le gardien chargé de la sécurité de la chambre 507, ou encore le mec de l'entretien, même un personnage qu'on ne voit pas mais dont on entend parler reste dans nos souvenirs. Et la famille de Z n'y échappe pas. Son frère, sorte de yamakasi toujours à la recherche du frisson, mais aussi du petit truc qui fera la différence et le rendra célèbre nous offrant des mots et des expressions complètement délurés, son humour, sa loyauté envers son frère, la relation qu'ils entretiennent tous les deux, est belle et attendrissante. Ce sont des frangins, des vrais. Il y a aussi la "chérie" de Z, sa "déesse geek". Elle aussi est inoubliable à sa façon d'aimer Z, de le soutenir, d'être là pour lui. Il y a beaucoup d'amour entre ces trois-là, et pas mal de petites chamailleries qui font sourire.
Z est un jeune homme qui traine derrière lui des casseroles, dont certaines ne le rendent pas fier. Nyctalope, il a une peur maladive, mais une vraie peur à en s'évanouir, du noir. Et malgré cela, il est d'un courage sans faille, de toutes façons, c'est bien connu, il n'y a pas de courage sans peur. Il croit en ses patients, il sait qu'il peut les aider, et il fait tout pour.
Et puis, comment parler de ces personnages sans évoquer peut-être le plus important, celui par qui tout arrive : Martin Grace. Quelle énigme, quel homme troublant et effrayant ! Et pourtant...
Je pourrais continuer longtemps sur les personnages, même les plus "petits" tant ils ont ce petits trucs qui fait la différence.
Ce que j'ai le plus aimé c'est cette impression de folie qu'on a tout au long du roman. On oscille entre rêves ou plutôt devrais-je dire cauchemars, et réalité, sans pouvoir deviner parfois ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. On est emporté dans ce tourbillon de folie et de noirceur, et nos pires cauchemars prennent forme devant nous. On frissonne et on ne sait plus quoi croire.
La tension est là dès le début, dès que notre héros apprend qu'il va devoir s'occuper de Martin Grace, cet homme accusé de plus de 10 meurtres, des meurtres abominables, cet homme qu'on dit cruel et vicieux. On tremble avec Z quand on découvre les meurtres dont Grace est accusé, et puis on tremble quand on entre dans cette chambre 507, on tremble de se retrouver devant cet homme qui a perdu la vue mais qui semble voir au-delà du possible.
Les mystères apparaissent, et créent une tension, une envie de tourner les pages. Certaines questions resteront sans réponses, et rien que pour ça, j'adorerais que les auteurs nous offrent une suite. Car avec cette fin, on ne sait finalement pas trop quoi penser, mais c'est à l'image du récit dans son intégralité : ce flou entre ce qui est réel et ce qui ne l'est pas, cette sensation un peu dérangeante qu'il y a quelque chose, mais que peut-être on l'a imaginé.

Je veux retourner à Brinkvale, retrouver Z dans une autre aventure, comprendre enfin ce qu'il s'est passé, mais surtout pourquoi, quand il était petit. Mais surtout, j'ai envie de retrouver cette ambiance complètement glauque à vous faire froid dans le dos, et tous ces personnages que j'ai adoré !

En bref, un coup de coeur pour ce roman dont j'ai aimé chaque passage, c'est sombre, déstabilisant, ça fait froid dans le dos, et pourtant on en redemande ^^

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Bonne nouvelle pour celles et ceux qui sont adeptes du format poche, Chambre 507 sera publié en septembre chez Pocket.
Personal Effects : dark art est sorti en 2009 aux Etats Unis, avec tout un tas de choses autour pour que les lecteurs puissent mener l'enquête. Des dessins, des documents, un message vocal qu'on peut appeler et écouter, un site web... tout pour partir sur les traces de Martin Grace.
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Celle qui a tous les dons de M.R. Carey

Couverture Celle qui a tous les dons
Résumé :
Tous les dons ne sont pas une bénédiction. Chaque matin, Melanie attend dans sa cellule qu'on l'emmène en cours. Quand on vient la chercher, le sergent Parks garde son arme braquée sur elle pendant que deux gardes la sanglent sur le fauteuil roulant. Elle dit en plaisantant qu'elle ne les mordra pas. Mais ça ne les fait pas rire. Melanie est une petite fille très particulière...
Genre : Horreur
Éditeur : L'Atalante
Sortie le : 23 octobre 2014
Prix : 23.00 € ( Pour commander)
Pages : 442
Ma note :
4.5%2F5 

Mon avis :

Moi dès qu'on parle de zombies, je suis toujours partante ^^ J'avais lu l'avis de Louve, et je n'avais pas hésité à m'offrir ce roman pour Noël, achat que je ne regrette absolument pas, au contraire, je suis contente, et il a trouvé sa place sans problème dans ma bibli, aux côtés de mes autres bouquins du genre.

Le point fort de ce roman, c'est l'originalité. Que ce soit dans la manière de nous présenter le chaos qu'est devenu le monde, ou bien ce qui en est la cause, ou même encore la fin.
Ainsi, on ne parvient pas à deviner ce qu'il va se passer ni comment tout ça va finir. On se laisse guider par la plume fluide et intéressante de l'auteur avec plaisir et envie.

Les chapitres sont cours et alternent les points de vue, nous permettant de nous retrouver dans les pensées de plusieurs personnes, chacune avec leurs particularités, différences et leur caractère.
La plus étonnante et passionnante est cette petite fille, Mélanie. C'est elle qui ouvre le roman et nous fait découvrir son monde.
Toute cette première partie, bien qu'un peu longue, est très intéressante, et est même dérangeante. Ces enfants qui n'en sont pas vraiment, mais qui pourraient l'être quand même, vous suivez ? c'est troublant, car on ne sait pas trop où se placer, et c'est encore pire avec les passages du Doc, la scientifique qui tente par tous les moyens, et je dis bien tous les moyens, de trouver un remède à ce parasite qui a transformer quasiment toute l'humanité en zombies. Et il est bien question d'humanité ici, c'est ce que je préfère dans les romans zombies. Découvrir comment les hommes restants vont gérer ce qui leur arrive. Comment vont-ils conserver l'humanité qui leur reste, en sachant que pour survivre, il va certainement falloir la souiller, cette humanité dont on est si fier.
La doc n'échappe pas à ça, et son humanité, sa conscience, elle est prête à l'étouffer pour trouver ce remède. Elle ne reculera devant rien, n’épargnera personne, pas même elle.
C'est peut-être le seul truc que j'ai pas trop aimé, les passages avec la doc. Trop scientifique à mon goût peut-être, trop approfondis, j'ai trouvé ces passages longs et parfois ennuyeux.

Mais alors, les passages avec Mélanie sont géniaux. Elle est effarante d'intelligence, de pragmatisme, de courage, de loyauté, mais surtout, d'humanité. Cette gamine qui porte en elle le virus, qui devient une bête quand elle a faim, va d'une certaine façon devoir grandir, entrer dans l'âge adulte et accepter toutes les conséquences que cela implique. Et c'est finalement à travers elle, le monstre, que toute l'humanité va surgir.

Mélanie s'est prise d'affection pour Mlle Justineau. Leur relation est au coeur de cette histoire, une relation pleine de tendresse et d'espoir. Une relation compliquée, mais qui va trouver la force d'exister.
C'est une quête d'amour mais aussi une quête existentielle : comment trouver sa place dans un monde où le chaos règne, quand en plus on ne sait pas qui on est ? Comment grandir et devenir adulte ?
On dit que les enfants s'adaptent plus facilement que les adultes, l'auteur nous le démontre ici, et de plusieurs manières. J'ai trouvé passionnant sa vision de l'apocalypse, et cette fin magistrale mais combien difficile à concevoir.

J'espère que l'auteur aura envie de nous offrir une suite !

En bref, un roman zombie comme je les aime, une histoire passionnante qui nous entraine dans les tréfonds de l'homme, de sa conscience et de son humanité sans aucune pitié, où les monstres ne sont pas ceux que l'on pense.

J'ai découvert cet excellent roman avec Ferilou, n'hésitez pas à aller voir son avis :)




The Walking Dead (roman), tome 4 : La Chute du Gouverneur 2 de Robert Kirkman & Jay Bonansinga

Couverture The Walking Dead (roman), tome 4 : La Chute du Gouverneur 2
Résumé :
Rick, Michonne et Glenn ont infligé une cuisante défaite au Gouverneur despotique qui dirige Woodbury.
Ce quatrième tome de la série nous plonge dans les errances de Philip Blake, tandis qu’il tente de revenir au pouvoir. Mais sa soif inextinguible de domination ne fera que précipiter sa perte.
Dans un formidable twist final, beaucoup des destins déroulés tout au long des précédents tomes vont être scellés. Une nouvelle ère commence pour les survivants de la communauté de Woodbury.

BONUS INÉDIT : Un jour comme un autre, une nouvelle de Jay Bonansinga se déroulant dans l’univers de The Walking Dead.
Genre : Horreur
Éditeur : Le livre de poche Sortie le : 15 octobre 2014
Prix : 8.10 € (Pour commander)
Pages : 352
Ma note :
4.5%2F5 

Mon avis :
 
Au cas où vous ne l'auriez pas encore compris, je suis fan de l'univers The Walking Dead. Et le Gouverneur est un de ces personnages complexes, qu'on aime détester et qu'on déteste aimer.

Dans la première partie de ce troisième volume, nous avions quitté le Gouverneur dans un état critique.
Je pensais que jamais il ne s'en sortirait, et même que c'était mieux comme ça, tellement il était mutilé. Mais c'était sans compter sur cette grande qualité qu'à le Gouverneur : la ténacité.
Pour être tenace, il l'est ! Et sa soif de vengeance sera le moteur de ce nouveau récit. Une vengeance qui va prendre une ampleur inimaginable. Nous démontrant jusqu'où la folie d'un seul homme peut entrainer des dizaines et des dizaines d'autres dans son sillage, pour peu que cet homme sache quels mots utiliser.
Et le Gouverneur manie parfaitement les mots. Il sait où toucher ses semblables, il décèle les cordes sensibles des gens, et il les utilise.
Nous retrouvons Lilly, celle qui avait essayer de faire chuter le Gouverneur et sa tyrannie dans le tome précédent. Mais Lilly n'est plus seule, elle a d'autres vies à défendre et elle voit en ce Gouverneur quelque chose qu'elle ne voyait pas avant, et décide de se battre à ses côtés. De se battre contre ceux qui ont mutilé le Gouverneur, comme des sauvages, ceux que nous aimons suivre dans la série Tv et que nous adorons, Glenn, Michonne, Rick et sa bande, qui ont trouvé refuge à la prison.

C'était étrange et amusant, pour une fois, d'être de l'autre côté. On suit les ennemis des gentils, mais est-ce que cela fait d'eux des méchants ? Difficile à dire. Nous avons les deux côtés de l'histoire, mais pas eux. Lilly et les habitants de Woodburry n'ont que la version du Gouverneur. Ils ont peur de lui, mais voient en lui un chef, quelqu'un qui sera prêt à tout pour qu'ils puissent vivre au mieux dans leur petite ville. Mais leur semblant de sécurité justifie-t-il la folie et les débordements de cet homme ? Il est plus facile de fermer les yeux, de tourner la tête que d'affronter, de se rebeller.
Tout comme les zombies sont plus dangereux quand ils sont nombreux, nous allons découvrir que la folie d'un seul homme n'est rien face à la folie de dizaine. Folie destructrice, violente et malsaine, qui va engendrer l'attaque de la prison, une longue, sanglante et pénible attaque. Les hommes ne se battent plus contre les zombies, mais contre eux-mêmes, livrant une bataille sans merci entre eux.

Jusqu'où la folie d'un seul homme peut-elle porter ? C'est ce que nous découvrons au cours de ces pages. La folie, tout comme le virus, est contagieuse et ne pardonne pas, et mène jusqu'à une fin inévitable, la destruction de l'humanité.

J'ai adoré du début à la fin, je l'ai dévoré (sans mauvais jeu de mots ^^).

Il y a une nouvelle à la suite du récit, que j'ai trouvé très importante. Elle nous aide à comprendre le Gouverneur, mais surtout, à voir ce que tous ont vu en lui. Un meneur, qui ne recule devant rien, qui n'a peur de rien. Et on se dit que finalement, dans ce monde, c'est peut-être bien tout ce qu'il faut.

En bref, je suis fan !! C'est violent, intense, profond et tellement prenant ! 


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